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Accueil Histoire Le blason Description du blason
Description du blason

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 Définition héraldique

 

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Représentation du massif de l’Ormont et du piton du Spitzemberg.

La fasce ondée représente les nombreuses sources de l’Ormont.

Le château rappelle que Nayemont les Fosses dépendait de la communauté de Spitzemberg jusqu’en 1788 (dernier seigneur, Hugo de Spitzemberg, tué à Saint-Dié le 1er septembre 1792 dans une émeute révolutionnaire).

Trois étoiles (signe d’argent). Un chariot d’or serait enfoui dans le massif de l’Ormont (col du chariot).

 

 

Origine de "Ormont"

 

« Or » est un ancien mot celtique qui signifie montagne.

« Mont » signifie aussi montagne, ce qui pourrait désigner la montagne des montagnes, c’est à dire la montagne la plus importante des environs, ce qui est bien le cas (altitude : 899 m).

 

 

Le lac mystérieux

 

Lac mystérieux

Les Gaulois avaient peur, dit-on, que le ciel leur tombe sur la tête. Les habitants du val de Galilée craignaient, eux, que l’Ormont s’ouvre de mille crevasses et que le grand lac qu’il contenait ne se déverse dans un déluge d’apocalypse.

Car, le savez-vous, l’intérieur de l’Ormont est une immense caverne qui renferme un lac de sept lieues de tour (28 km).

Or, un jour, les lutins plus que jamais agacés par les hommes que les fées protégeaient toujours de leurs vilains sorts, firent alliance avec les gnomes du lac. Ces gnomes mystérieux et secrets habitaient les entrailles de la terre. Plus primitifs que les lutins, ils n’en étaient pas moins méchants. Les humains ne les dérangeaient pas vraiment mais l’idée d’inonder les vallées et de détruire les habitants leur plaisait. Tous unirent donc leurs efforts et pendant des jours on entendit de sinistres craquements. La montagne finit par se rompre avec, du Sapin Sec aux Molières, les rires sinistres des gnomes et des lutins. Soudain, les fées s’élancèrent. L’une d’elles détacha sa ceinture et, d’un cercle magique, elles entourèrent l’Ormont. L’eau s’arrêta aussitôt de couler.

Ici s’arrête la légende, mais le général Dosse la poursuit dans une fin plus heureuse, en affirmant que les fées redonnèrent la vie aux noyés et relevèrent les maisons effondrées.

On dit aussi que chaque année, de père en fils, un forgeron de la Rochotte, dans le secret des fées, était chargé de vérifier la solidité du cercle magique.

 


La légende du chariot d'or

 

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Il existait autrefois dans l’Ormont un chariot rempli d’or et de pierres précieuses, une véritable fortune. Nul ne savait comment il était arrivé là, il y était depuis 1800 ans. Nul ne savait à qui il appartenait, mais il serait à celui qui irait le chercher. Pourtant l’entreprise n’était pas sans danger, car de tous ceux qui avaient tenté leur chance, nul n’en était jamais revenu. Les gnomes du lac et les lutins de la forêt, gardiens du trésor, usaient de leurs maléfices pour faire échouer toutes les tentatives. Et les malheureux qui succombaient étaient engloutis pour toujours.

Il fallait, pour réussir, trouver le timon qui seul émergeait d’un petit lac au sommet du massif, disaient les uns, à même la terre parmi les bruyères et les fougères, disaient les autres. Avant le départ, il fallait faire pénitence puis partir à la tombée du jour avec une paire de bœufs blancs immaculés. Il fallait chercher le timon au clair de lune et une fois trouvé, y attacher son attelage et là l’affaire devenait difficile. Il ne fallait ni se laisser griser par la fortune qui arrivait, ni par l’impatience qui gagnait, car un seul juron et tout était perdu, la fortune bien sûr, mais la vie aussi. Et c’est là que les gnomes méchants et les lutins à l’esprit retors intervenaient. Ils usaient de tous leurs maléfices à faire prononcer le juron fatidique. Jusqu’à la lisière de la forêt, même en vue des premières maisons, rien n’était gagné.

Margot, un charretier de Senones, s’y était risqué. Il avait pris la précaution de faire bénir ses bœufs par le moine de l’abbaye. Hélas, rien n’y fit, lui aussi par les lutins envoûté laissa échapper le juron fatal.

Le dernier à avoir tenté sa chance est un paysan de Robache, un esprit fort disait-on. Il faillit réussir, il avait attelé deux magnifiques bœufs blancs au timon et encourageait paisiblement ses bêtes à l’effort. Le chariot avait atteint la rive lorsque ses bêtes faiblirent. Au lieu de se reposer, l’appât de l’or étant le plus fort, il les flagella cruellement. Comme les bêtes piétinaient, un juron sortit de sa bouche. Alors, irrémédiablement, le chariot recula et le tout fut englouti en quelques instants.

Depuis que le féerique a quitté nos esprits pragmatiques, le lac s’est asséché et le chariot s’est pétrifié. Ce sont les roches du chariot que le promeneur peut encore voir aujourd’hui.