Flash info
Accueil
Géographie
Histoire
Municipalité
La vie du village
Ecoles
Associations
Contacts et liens
Flux RSS
Téléchargement
Accueil Histoire Les racines du Pays Les racines du Pays - Chapitre 6
Les racines du Pays - Chapitre 6

Avant de quitter le 13ème siècle, ce récit d’un conflit seigneur contre chapitre nous donnera un éclairage sur les guérillas permanentes qui se livrèrent alors sur nos territoires.

 

La citadelle de Saint Dié au 13ème siècle

 

Le Val de Galilée est sous la domination des seigneurs de Spitzemberg et du chapitre de Saint-Dié. En 1284, Saint-Dié était une ville complètement fortifiée. Le Duc Ferry (seigneur de Spitzemberg) et le chapitre vivaient en bonne intelligence. Mais sous la régence d’Isabelle d’Autriche, la guerre s’étant rallumée entre le Duc de Lorraine et le Comte de Bar, le chapitre rappelle ses troupes.

Pour se venger de cette défection du chapitre, Jean, sire d’Echery, conduit ses gens dans les villages de Provenchères et de Remomeix et Jean de Laveline, lieutenant du Duc à Saint-Dié s’établit à Robache et brave les moines jusqu’à s’emparer de la tour du Mont près de leur église pour y enfermer les prisonniers faits sur le chapitre.

Le chapitre porta toutes ses forces contre le chevalier d’Echery qui ravageait Bertrimoutier, Provenchères, Remomeix, Sainte-Marguerite et faisait mine d’avancer vers le cloître. Les hostilités ne cessèrent contre le chapitre qu’après la conclusion de la paix entre le Duc de Lorraine et le comte de Bar.

Au bout de ces querelles, le Duc confisque à son profit le ban de Clefcy et dispose d’un sceau de justice pour ses terres. Un nouveau pas était fait pour restreindre l’influence des ecclésiastiques tant par la quantité des territoires que par le pouvoir d’administrer. Au bout du compte, entre le 13ème et le 15ème siècle, le Duc concentre le pouvoir entre ses mains. Une hiérarchie d’officiers pour le compte du Duc mais aussi une première rédaction des coutumes à la fin du 15ème siècle unifient la législation lorraine. L’Etat Lorrain moderne prend forme. La création des prévôtés modifie profondément l’organisation seigneuriale.

A l’intersection des grandes circonscriptions ducales et de celles relevant des seigneurs ecclésiastiques, apparaissent autour de 1200 les premières collectivités territoriales : les mairies. Cependant l’apparition des institutions communales ne doit pas nous amener à gommer les limites des libertés villageoises. Les hommes ne pouvaient quitter leur manse pour aller dans une autre seigneurie sans autorisation spéciale "le contremand" formalisme difficile, chaque homme "rapportait" et le chapitre s’accroche à ses profits. Ainsi le servage laisse subsister son souvenir dans les coutumes qui s’imposeront jusqu’à la veille de la révolution.

Le Val de Galilée se tourne davantage vers l’élevage que vers l’agriculture, l’artisanat, le transport des vins (d’Alsace par le col du Bonhomme) sont l’indice d’une société diversifiée. La monnaie circule, elle est frappée à Saint-Dié au 12ème siècle.

 

Le moyen âge proto-industriel verra l’apparition des mines, forges,
fonderies, moulins, scieries et papeteries…

Le moyen âge est proto-industriel du 10ème au 15ème siècle. En Déodatie, les mines, les forges, les fonderies, les moulins, les scieries, les papeteries laissent suffisamment d’archives pour permettre la découverte de leurs activités.

La gestion n’est pas faite par le seigneur propriétaire mais par le locataire qui assure investissements et entretien.

 

Les mines du Val de Morte et du Val de Lièpvre,
de l’Anozel et de Froment (10ème - 13ème siècle)

 

Entrée de mine au 16ème siècleBorne de limite de concession des mines


Ce sont essentiellement des mines de cuivre et d’argent mais d’autres métaux sont également prospectés dans le Val de Galilée. La Haute Mandray, galerie dans une carrière de dolomie. A Remémont, commune d’Entre Deux Eaux, on compte 8 porches de mines qui seront réexploitées au 18ème siècle pour divers minéraux : galène, tétraédrite, cérusite, pyromorphite, azurite, malachite… La légende de la création de la Croix aux Mines citée dans "Le messager des Vosges illustrées" du 14 août 1904 raconte : Quelques chasseurs de la cour de Charlemagne chassant la grosse bête, un aurochs a-t-on dit, arrivèrent jusqu’à un endroit de la Vosge où ils trouvèrent bon de reprendre haleine. Tout en devisant, ils remuaient du bois de leur épée les rocailles avoisinantes. Un morceau de pierre se détacha qui leur parut curieux. Ils l’emportèrent non sansavoir au préalable marqué la localité de deux branches disposées en croix. Cette croix donna son nom au canton où s’ouvrirent bientôt de riches mines d’argent. Ainsi naquit, selon la légende, la Croix aux Mines.

 

Situation des activités du secteur

 

L’ASEPAM à Sainte Marie aux Mines organise de belles visites des mines d’argent du 16ème siècle, la maison du houtmann (contremaître), la tour de l’horloge à Echery, tribunal prison des mineurs qui disposaient de leur propre juridiction. L’Eglise des mineurs à Saint Pierre sur l’Ate mérite une visite (actuellement, elle sert épisodiquement de salle de concerts).

 

Les racines du Pays - Chapitre 5Les racines du Pays - Chapitre 7