Flash info

 

Accueil
Géographie
Histoire
Municipalité
La vie du village
Ecoles
Associations
Contacts et liens
Flux RSS
Téléchargement
Accueil Histoire Les racines du Pays Les racines du Pays - Chapitre 7
Les racines du Pays - Chapitre 7

Les fonderies et les forges

Dès le 12ème siècle, les techniques métallurgiques se perfectionnent. L’énergie hydraulique actionne le soufflet qui permet d’augmenter la température et le volume des fourneaux. On passe alors à une sorte de haut fourneau. On découvre la fonte. Deux inventions : le bocard qui écrase le minerai sous d’énormes pilons de bois qui s’activent alternativement, et le martinet qui remplace avantageusement le marteau du forgeron permettant d’utiliser de plus grandes quantités de métal et de forger des pièces plus volumineuses. Ces forges sont des moulins à fer. Forges fonderesses, à la fois forges et fonderies. Celle de Saint-Dié est exploitée en 1310.

Au 15ème siècle, les forgerons se multiplient et s’établissent dans les campagnes. Le développement de la classe bourgeoise entre le 13ème et le 15ème siècle élargit l’utilisation du fer et le port de bijoux. Le forgeron diversifie ses activités en maréchaleries, taillanderies, serrureries et ferronneries. Les outils aratoires en fer se répandent. Manipulateur de fer, capable d’alchimie, le forgeron conserve jusqu’au 20ème siècle un mystère original. On lui prête des talents de rebouteux, de dentiste, de guérisseur, voire de magicien.

 

Fonderie et affinage

 

Les moulins

Les bâtisseurs de cathédrale et les carriers utilisaient déjà des engins de levage comme "la cage à écureuils". La mécanisation progresse avec les machines à moudre, à piler, à battre ou à fouler. Le 15ème siècle connaît l’arbre à cames ; le 16ème, la bielle et la manivelle capables de transformer un mouvement rotatif en un va-et-vient rectiligne, les engrenages et les courroies de transmission.

Mécanisme d'un moulin

Aux 15ème et 16ème siècles, presque toutes les localités situées sur un cours d’eau possèdent leur moulin. La ville de Saint-Dié en possédait cinq. En 1464, le Duc Jean autorise l’implantation d’un moulin à proximité du grand pont. En 1483, le 20 août, sur un pré proche des "mexes du breu" (jardins du breuil), Jean de la Bolle prouve leur polyvalence puisque le moulin qu’il déplace vers Grattain est conçu pour "piller des escorces de cordonnier" pour extraire le tan destiné au tannage des peaux par les cordonniers, ou pour "aguyser ferrements et taillans de mareschal". Et bien sûr la fabrication mécanisée de l’huile à base de faînes était déjà en usage. Dans le Val de Galilée, les moulins de Sainte-Marguerite et de Remomeix sont attestés avant le 16ème siècle.

Moulin à roues

 

Les scieries

Elles sont construites le plus près possible des coupes de bois. Le sciage obligeait à des aménagements complexes, l’énergie hydraulique avait besoin d’une retenue d’eau mais le flottage, moyen de transport choisi, impliquait des modifications. Les scieries étaient louées. En 1575, la scie du "prés de la seigne" à Robache est louée pour un an seulement.

Le haut-fer, tel qu’on le voyait à la Hallière au dessus de Celles sur Plaine, actionné à partir d’une roue à aubes avec des systèmes de courroies et de bielles, ne fût mis au point qu’au 18ème siècle. Des rivières comme la Fave, la Meurthe et la Plaine étaient flottables.

Scierie

 

Les papelleries

Elles surgissent au 15ème siècle. Le papier inventé selon la tradition par Tsai Luon, fonctionnaire chinois du 1er siècle de notre ère, se répand en occident par les arabes. Il se fabrique dans les Vosges au 15ème siècle. La papellerie de Pajaille (Etival) apparaît en 1574.

En 1480, près de la Murte au lieu dit Contramoulin, a été fait et édifié le moulin à papier (Papeterie de Saint Léonard). L’industrie papetière explose du 15ème au 16ème siècle. Les vallées de la Meurthe et de la Mortagne fournissent l’eau pure, les chiffons et les ouvriers.

Comme les forges, les papelleries doivent se fournir en matière première. La collecte de chiffons est faite par des ramasseurs spécialisés qui trient "blanc et couleur". La distribution du papier se faisait jusqu’à la vallée du Rhin dès le 16ème siècle.

Ainsi, l’industrie papetière nourrit le commerce régional et international. Les Seigneurs propriétaires ne gèrent pas plus que pour les mines "les scieries, les moulins, les fabriques de papier". Ils les admodient et laissent l’exploitation libre. Des capitaux importants soutiennent les investissements. En bref, l’entreprise libérale, le capitalisme, le commerce international, les progrès technologiques, tout cela s’affirme et faisant système nous immerge en pleine renaissance.

Papellerie

 

Les racines du Pays - Chapitre 6Les racines du Pays - Chapitre 8